ZERO PIXEL / 24 ips
Performance d’interlocking manuel pour 7 projecteurs
Mariane Moula / Carole Thibaud / Aurélie Percevault / Antoine Ledroit : images
Clinch et Pierre Pierre Pierre : sons

– 1 bobine de film 16mm N&B 25min
– 7 projecteurs 16mm
– 4 operateurs
– Magnétos 4 pistes K7 et électronique

Zero Pixel 3D - Photo Guillaume Ferry

ZERO PIXEL est né de l’envie de 3 duo d’artistes / Mariane Moula et Carole Thibaud / Clinch et Pierre Pierre Pierre / Antoine Ledroit et Aurélie Percevault / de multiplier les forces dans un jeu intense de son et lumière.

Partant d’improvisations, nous travaillons des sets à configurations variables avec 1 petit penchant pour la mécanique et le dispositif sobre, le désir d’immersion sensorielle et le jeu sur la persistance rétinienne.
Nous souhaitons trouver une forme entre l’installation et la performance, troquer la figure du performeur virtuose pour celle de l’opérateur technicien attentif à la mécanique, jouer avec les codes techniques du cinéma traditionnel (décompte, symboles), entremêler son et image.
Nous souhaitons également jouer dans des lieux particuliers et adapter nos performances à différents contextes.

24ips est notre premier effort commun.
Des éléments sonores et visuels se muent lentement dans 1 rythmique de battements, scintillements (flicker) vers un ensemble plus tangible et chaotique.
D’une projection mono-écran où des décomptes d’amorces se succèdent et se superposent, 24ips se complexifie et s’élargit pour devenir une expérience d’immersion frénétique.
Un unique film, mis sous tension par un parcours reliant 6 projecteurs 16mm, est manipulé par des opérateurs qui, dans un jeu d’équilibristes à plusieurs mains, mettent tout en œuvre pour éviter la rupture.
24ips résonne comme un lointain et modeste écho aux Interlocking projectors  (technique utilisée dans les multiplexes consistant à synchroniser les projections d’un même film 35mm dans différentes cabines).

Le son est principalement produit par la manipulation de deux outils d’enregistrement audio. Une table de mixage dont les 6 pistes sont bouclées sur elles-mêmes via des résistances photo-sensible produit de brefs larsens déclenchés par le faisceau de chaque projecteur. Au flicker lumineux répondent des impulsions plus ou moins aigues qui entrent en collision, se répondent et se mélangent au fur et à mesure que la rythmique accélère. En parallèle, deux magnétophones 4 pistes empilent des couches de souffles, craquement et parasites divers qui viennent épaissir l’espace sonore.


Il nait alors une tension entre une mécanique et sa fatalité (l’inéluctable décompte) et l’aléatoire, l’accident.

Le système affiche finalement les imperfections des machines et des opérateurs qui les manipulent.

 

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ENGLISH
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ZERO PIXEL / 24fps
Manual interlocking perfomance for 7 projectors

Mariane Moula / Carole Thibaud / Aurélie Percevault / Antoine Ledroit : images
Clinch et Pierre Pierre Pierre : sounds

– 1 B&W 25mn reel
– 7 16mm projectors
– 4-track recorder and various electronic devices


ZERO PIXEL comes from the desire of 3 duos of artists / Mariane Moula et Carole Thibaud / Clinch et Pierre Pierre Pierre / Antoine Ledroit et Aurélie Percevault / to play together an intense composition of sound and light.

After early improvisations, we are working on different and adjustable sets. Those sets are composed with a fondness for mechanics and sober system, desire of sensory immersion and playing with persistence of vision.
We wish to find a form between installation and performance, turn the virtuoso artist-performer into the operator-technician paying attention to the mechanics, to convoke technical code of the cinema (countdown, film leader), to mix sound and image.
We also wish to play in particular places and adapt our sets to different contexts.

24ips is our first mutual effort.
Sound and visual elements are slowly evolving, in a flickering pace, into a more tangible and chaotic ensemble.
Beginning as a simple mono-screening where countdowns of film leaders are following and stacking themselves, 18ips is becoming more and more complex and expanded in order to offer an experience of frenetic immersion.
A single reel, going simultaneously through 6 projectors, is manipulated by the 4 operators who are trying, in a delicate way, to avoid the film split.
18 ips is a distant and modest echo to the interlocking projectors (technique used in multiplex theaters to trend simultaneously a single length of film through multiple projectors).
Sounds are produced by the (mis)use of two audio recording tools. A mixing board where each of the 6 tracks are patched in feedback via a photoresistor, triggering a brief feedback noise each time it is hitted by the light beam. Like an echoe of the visual flicker, hight to extremely hight frequencies impulse collides and melt as the rythm go faster and faster. Meanwhile, two 4track tape recorder are stacking various hiss and crakles, thickening soundspace.

This reveals a tension between mechanichs and its fate (the ineluctable countdown) and the unstable nature of the film, the possibility of the accident.
The system shows finally the imperfections of the machine and the operators.